Prise de position
FEV
17
GREVE EDUCATION NATIONALE
Je suis ce qui se passe à travers la presse et les infos des associations des parents d'élèves. Il y a un temps pour les revendications et il y a un temps pour le dialogue.
Il appartient aux partenaires de l'Education Nationale de se retrouver pour faire des propositions au gouvernement qui est seul à pouvoir prendre les décisions qui s'imposent.
L'école est une priorité nationale, elle doit avoir les moyens pour son fonctionnement normal. Je ne connais pas les dotations pour chaque établissement. Je pense qu'il y a matière à négociation dans le respect de chacun.
JAN
10
REACTION AUX VOEUX DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Dans son adresse à l’Outre-Mer, le Président de la République a formé pour les ultramarins des vœux d’engagement réciproque entre l’Etat d’une part et de la population d’autre part.
Il a rappelé que rien ne sera fait pour les collectivités d’Outre-Mer sans consultation, sans participation et sans partage de responsabilité : en matière institutionnelle, une gestion à la carte des territoires dans l’unité de la République ; dans le domaine économique, un développement endogène pour faire face à la mondialisation ; dans le secteur social, un engagement de tous les acteurs pour la promotion de chacun notamment pour l’accès des ultramarins aux postes de responsabilité.
Notre destin se joue à Paris et à Bruxelles, mais aussi à La Réunion.
Notre avenir est tracé par l’engagement du Président de la République mais il est surtout déterminé par l’engagement de chacun pour améliorer sa vie. Sans nous, personne ne peut rien pour nous.
Des vœux très forts et encourageants.
Je note que le Président a parcouru dans son discours tous les territoires et c’était important pour cette année des outre-mers
DEC
21
LA LECON DU 20 DECEMBRE
Le 27 avril 1848, sous l’impulsion de Schoelcher, la IIe République abolit, sans débat parlementaire et par décret, l’esclavage dans les colonies françaises. La solution « anglaise » est retenue, c'est-à-dire avec indemnisation des maîtres ; afin d’éviter l’échec de la première abolition « sèche » du 4 février 1794, à l’initiative de l’abbé Grégoire et de la Ière République. Entre temps, le 20 mai 1802, « Au nom du peuple français, Bonaparte, premier Consul, proclame loi de la République » le rétablissement de l’esclavage et le commerce des Noirs. La France fera la guerre pour reprendre sa colonie de Saint-Domingue et y rétablir l’esclavage. L’armée française menée par Leclerc, beau-frère de Bonaparte, capturera Toussaint-Louverture, mais perdra 28 000 hommes et la guerre. Sous le nom d’Haïti, Saint-Domingue proclamera son indépendance en 1804. La France gagnera la guerre en Guadeloupe sous Richepance et « pacifiera » la Martinique. Mais dans ces colonies de l’Atlantique, le ressentiment sur le sang versé pour une cause injuste ne sera pas oublié. C’est pour cela, que dès la nouvelle de l’abolition du 27 avril 1848 connue, la Martinique n’attendra pas qu’un fonctionnaire vienne de Paris pour organiser administrativement la liberté. Le 22 mai les esclaves arrachent par la violence leur liberté (« Neg’ pété chaînes »). La contagion gagne les autres colonies atlantiques : le 28 mai en Guadeloupe et le 10 juin en Guyane.
Et La Réunion ? La nouvelle est connue dès juin. Mais il n’y aura pas de soulèvement. Les 62 000 esclaves attendent l’application de la loi. Les mois passent avec patience. L’information arrive enfin et fait le tour des habitations : le 13 octobre, Sarda-Garriga apportera la liberté. De tous les coins de l’île, les Noirs affluent à Saint Denis. Sarda ne descendra pas de l’Oise ce vendredi 13 octobre. Qu’est-ce un jour de plus chante-t-on, en attendant la liberté pour le petit matin !
Toute La Réunion retient son souffle en attendant des paroles historiques. Et que dit Sarda ? Qu’il n’y aura pas de liberté tant que la canne ne sera pas coupée, tant que le sucre de 1848 ne sera fabriqué et porté dans les cales de bateaux. Et que firent les Noirs en entendant ces paroles ? Se révoltèrent-ils ? Jetèrent-ils à la mer ce fonctionnaire métropolitain, comme les maîtres avaient tenté de le faire quelque temps auparavant pour le père Monnet, défenseur des Noirs ? Non. Ils retournèrent aux champs comme esclaves, coupèrent la canne de leurs maîtres, firent le sucre avant de permettre à leurs maîtres de s’enrichir encore avec l’argent de l’indemnisation. Puis, le 20 décembre 1848, ils assistèrent à la messe du père Minot en plein air, se rendirent en procession à l’église de Saint-Denis avant de faire un maloya de la liberté.
Personne ne peut dire avec certitude les raisons de ce comportement. Permettez-moi de tirer deux enseignements de ce premier 20 décembre de nos ancêtres. Le vivre-ensemble entre tous les hommes n’était possible durablement que si la liberté s’installait sans violence et sans sang versé. Deuxièmement, la liberté ne prend sa pleine signification seulement si elle est confortée par l’ordre et la responsabilité. Je partage avec tous les Réunionnais cette fierté de voir La Réunion considérée comme le modèle du vivre-ensemble en France et dans le monde. Bonne fête de la liberté à tous.
René-Paul Victoria
Député de La Réunion
NOV
22
SUPPRESSION DES NOTES A L'ECOLE
Je suis contre la suppression des notes à l'école.
Il faut une évaluation et les enfants doivent savoir se situer par rapport à leurs niveaux de connaissances et de compétences.
Le remplacement des notes chiffrées par des lettes (A,B,C...) n'a pas apporter les évolutions attendues. Il faut revenir aux notes.
Photo de la semaine
CONSEIL NATIONAL UMP
Le Conseil National de l'Ump, le parlement du mouvement s'est réuni ce Samedi 28.



